Thierry
Escaich
Thierry
Escaich est né en 1965. Il effectue
ses études musicales au Conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris où il obtient huit Premiers Prix
: Harmonie, Contrepoint, Fugue, Orgue, Improvisation à
l'Orgue, Analyse, Composition et Orchestration.
Ses œuvres sont récompensées par divers
prix internationaux, comme, en 1989, le 1er prix André
Jolivet, ou, en 1990, le prix de la Fondation franco-américaine
Florence Blumenthal à l'unanimité d'un jury
composé de personnalités telles qu'Henri Dutilleux,
Maurice Ohana, Eliot Carter, Manuel Rosenthal…
L'Institut de France lui attribue en 1994 le prix Nadia et
Lili Boulanger. La Sacem lui décerne deux prix de musique
symphonique : en 1993, le prix Hervé Dugardin, et en
1999 le prix Georges Enesco.
Thierry Escaich mène parallèlement une carrière
d'organiste concertiste et de compositeur.
Après avoir remporté en 1991 le grand prix d'improvisation
du Concours International de Strasbourg, il est nommé
en 1997 titulaire du grand-orgue de l'Eglise St-Etienne-du-Mont
à Paris où il succède à Maurice
Duruflé.
Dans ses concerts, il accorde une place prépondérante
aux répertoires romantique, symphonique et contemporain,
ainsi qu'à l'art de l'improvisation dans des styles
et formes les plus divers, comme en témoignent plusieurs
CD enregistrés aux Editions Chamade (Abeille Musique)
ou Vérany, Calliope et Sony Classical. Il reçoit
en 1995 le Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque.
Il est en outre l'invité de nombreux festivals comme
le Festival d'Art Sacré, les Festivals de Chartres,
St-Bertrand-de-Comminges, Auvers-sur-Oise, Westminster, Bonn,
Munich…
Il est l'invité de nombreuses académies internationales
d'orgue comme celles d'Altenberg ou Ingolstadt, dans lesquelles
il représente la grande école d'improvisation
française.
Ses œuvres pour orgue sont au répertoire d'organistes
tels qu'Eric Lebrun, Olivier Latry, ou Stephen Tharp…
En tant que compositeur il est l'auteur d'une trentaine d'œuvres
allant de l'instrument solo à l'orchestre symphonique,
en passant par de nombreuses pièces de musique de chambre.
Son univers musical, "d'une rare densité expressive"
(Télérama), "où se mêlent
des élans haletants ou passionnés et des moteurs
rythmiques souvent violents et obstinés, puise volontiers
aux sources du plain-chant grégorien" (Le Monde).
Cet univers "fait de bouillonnements dramatiques tendus
jusqu'à l'épuisement et de la confrontation
souvent brutale de mondes sonores opposés" (Grégoire
Hetzel), trouve son incarnation dans des œuvres orchestrales
telles que son Kyrie d'une messe imaginaire (1ère symphonie
- 1991), Le chant des ténèbres (1992), pour
saxophone et orchestre à cordes, ou encore le Concerto
pour orgue et orchestre (1995). Ses pièces sont au
répertoire de grandes formations européennes
comme l'Orchestre symphonique de Zurich, l'orchestre de la
Beethoven Halle de Bonn, l'orchestre du capitole ou l'orchestre
de Monte-Carlo, ainsi que d'ensembles comme A Sei Voci, les
BBC Singers, ou le Quatuor Ysaÿe…
Il est nommé en octobre 1992 professeur au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris.
>>
Thierry Escaich par Bernard Desgraupes
>>
www.thierryescaich.com
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